Taxes : Sainte-Marie en tête en Chaudière-Appalaches

SAINTE-MARIE – Selon les données compilées par TC Media, ce sont les Mariverains qui doivent fouiller le plus dans leurs poches pour s’acquitter de leurs factures de taxes municipales et scolaires en Chaudière-Appalaches.

Ainsi, le propriétaire d’une résidence moyenne à Sainte-Marie doit défrayer 2604 $ en taxes municipales, 626 $ en taxes scolaires, pour un grand total de 3220 $.

Sainte-Marie coiffe de quelques cents Saint-Michel de Bellechasse, devant Saint-Isidore, Lévis et Scott.

Des données hasardeuses?

Le directeur général de Sainte-Marie, Jacques Boutin, a tenu à mettre en garde la population contre ce genre de tableau comparatif qu’il juge hasardeux.

Par exemple, M. Boutin indique que le Taux global de taxation uniformisé (TGTU) ne tient pas compte des immeubles gouvernementaux et autres évaluations non imposables (polyvalente, CHSLD, garderies) qui viennent abaisser la TGTU dans les plus grands centres.

Ensuite, depuis plusieurs années, Sainte-Marie surtaxe ses contribuables afin de créer un fonds qui sert au paiement comptant des immobilisations. «Ce financement correspond environ à 0,10 $ du 100$ d’évaluation. Cela représente une portion significative d’un compte de taxes et pour la gestion active d’une dette à moyen et à long terme».

Le directeur général rappelle également que la Ville a du investir au cours des dernières années dans d’importantes infrastructures (usine d’épuration, Centre Caztel) dont le financement correspond à environ 0,15$ / 100$ d’évaluation. Ce sont des réalisations qui auraient fait grimper encore plus le compte de taxes, ou qui n’aurait pu se faire, sans la présence du fonds spécial.

Sûreté du Québec

Le dossier du transfert de la Sûreté municipale vers la Sûreté du Québec, qui traîne depuis plusieurs mois et sur le point de se concrétiser, devrait permettre à la Ville de faire d’importantes économies, selon M. Boutin.

Ce dernier identifie également les frais particuliers que doit prévoir une ville située en zone inondable, sa participation en tant que ville-centre dans des projets comme la clinique médicale, l’absence de transport en commun, l’année du dépôt du rôle d’évaluation.

«Ces informations démontrent plutôt une ville en santé économiquement par des services à la population de qualité, des infrastructures récentes, une prévoyance souhaitée et souhaitable pour les générations futures par l’apport de financement comptant pour de l’immobilisation», conclut M. Boutin.

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