Un groupe de metal beauceron s'inspire de la culture allemande


Publié le 13 avril 2017

Un groupe de metal de la région a repris du service il y a six mois. Ces membres se défendent d’appartenir à l’extrême droite.

©Photo Facebook

MUSIQUE. Le groupe de metal beauceron SS Why Not Putréfaction se défend d’avoir des tendances néonazies.

«Les chansons n’ont pas rapport avec Hitler, mais les Allemands m’ont toujours fasciné», avoue d’emblée Simon Tremblay, batteur du groupe, dans une conversation sur les réseaux sociaux. Sur son profil Facebook, le musicien affiche l’image d’une copie du livre d’Hitler «Mein Kampf» (Mon Combat) et il écrit: «Je vais avoir un beau livre que je cherchais depuis longtemps.»

Le groupe joue ensemble depuis de nombreuses années, mais c’est il y a environ six mois qu’ils sont «revenus en force» dans leur local de pratique de Sainte-Marie. Les trois membres de SS Why Not Putréfaction, tous originaires de la région, pratiquent le Death Metal. Ils n’ont pas sorti d’album. Ils travaillent cependant sur une démo.

«Le SS c’est pour South Side et non pour les nazis», explique Maxime, chanteur et guitariste. Yohan Robichaud, troisième membre du groupe, affiche comme image de couverture sur son profil Facebook celle du chapitre canadien des Soldiers Of Odin, une organisation de patrouilleurs de rue ouvertement anti-immigration né en 2015 en Finlande, dans foulée de la crise des migrants en Europe.
Le diffuseur public finlandais Yle a découvert que le racisme et les sympathisants nazis sont nombreux parmi les membres haut placés des Soldiers of Odin. Yohan Robichaud n’a pas répondu à nos questions sur la conversation en ligne s’il appartenait à ce groupe.
De plus l’un des symboles utilisés par le groupe est une triskèle. D’origine celtique le symbole a entre autres été utilisé par des groupes d’extrême droite tels que l’Afrikaner Resistance Movement et le Ku Klux Klan.

«Les chansons sont basées sur des faits vécus. Ce n’est pas du classique qu’on joue. Tous les groupes de métal ont un petit côté sombre», a décrit Simon Tremblay.