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Julie Ferland, de la mode aux jeux vidéo

Son visage immortalisésur un célèbre jeu


Publié le 14 avril 2017

Julie Ferland devant le bâtiment, à Vancouver, où elle s'est rendue pour la séance de photos.

©Photo gracieuseté

Originaire de Lac-Etchemin, Julie Ferland est une jeune femme active et qui mord dans la vie… à pleines dents! Mannequin depuis l’âge de 17 ans, elle fait maintenant une incursion remarquée dans l’industrie des jeux vidéo.

La jeune femme de 28 ans est devenue le visage de Sara Ryder, personnage principal du célèbre jeu vidéo Mass Effect 4, qui est en magasin depuis le 21 mars dernier. Il s’agit d’un premier contrat de ce genre pour Julie qui a été choisie parmi 300 mannequins de partout au Canada.

Ils devaient aller chercher tous les détails de mon visage et différents aspects comme les pores de la peau et les expressions, pour que ce soit le plus réel possible.

Julie Ferland

«J’ai adoré cette expérience. Je suis très heureuse et surtout très reconnaissante d’avoir été choisie parmi tant de candidates venant de partout au Canada», souligne-t-elle.

Julie, installée dans un dôme et entourée de caméras qui ont pris des clichés de son visage sous tous les angles.
Photo gracieuseté

C’est par le biais d’une agence montréalaise que l’entreprise BioWare, division d’EA Games, a établi les premiers contacts avec Julie Ferland en décembre 2014. Après avoir fourni deux séries de photos à titre d’entrevues préliminaires, elle a été choisie pour incarner Sara Ryder. Elle s’est ensuite rendue à Vancouver, en février 2015, pour une séance intensive de photos de son visage. Sur place, la jeune femme s’est prêtée à plusieurs séances de photos, une douzaine d’appareils photo captant son visage sous tous les angles imaginables. Elle devait aussi porter différents maquillages et changer plusieurs fois de coiffures. Quant au corps du personnage, il est inspiré d’une autre personne.

Julie Ferland a qualifié ce séjour en Colombie-Britannique d’expérience inoubliable, qu’elle espère répéter.  «Je suis habituée de prendre des photos pour des vêtements, du maquillage et autres, mais ce type de contrat était nouveau et différent pour moi. C’est un univers plus grand que nature, quasiment plus gros que l’industrie du cinéma. Ce jeu à lui seul a pris six ans à concevoir.»

On peut effectuer plusieurs changements à la tête de Sara Ryder, comme ici la couleur des cheveux.
Photo gracieuseté

Julie précise que son visage est l’un des neuf que les adeptes pourront choisir du personnage principal. «On peut choisir un homme comme une femme, ce qu’on ne pouvait pas faire lors de la première trilogie du jeu. Comme c’est un jeu mondial, il y aura une Sara Ryder à la peau noire et même une Asiatique. Ceux qui choisissent mon visage pourront changer le nez, la couleur des yeux et des cheveux. Ils vont pouvoir me déformer à souhait», confie-t-elle avec amusement.

Plusieurs passions, dont la mode

Technicienne en radiologie chez Radiologie Mailloux de Québec et mère d’un petit garçon d’un an, Julie Ferland a démarré une carrière de mannequin alors qu’elle n’avait que 17 ans. Elle s’est aussi fait remarquer, il y a quelques années, alors qu’elle était l’une des beautés de la populaire émission Le Banquier à TVA. «J’ai été remplaçante pendant trois ans, puis j’y ai travaillé à temps plein pendant deux ans. J’étais celle qui apportait les valises contenant les cadeaux spéciaux comme les voyages.»

Le mannequinat, une passion pour Julie Ferland.
Photo gracieuseté

Avec sa récente grossesse, elle a réduit le rythme de ses contrats de mannequin. Elle reprendra ses activités peu à peu dans ce domaine, se donnant le loisir de choisir les contrats qui lui plaisent. En plus de son emploi à temps plein et de ses contrats de mannequinat, elle a amorcé, il y a six ans, un baccalauréat à temps partiel en administration des affaires. «J’aime beaucoup apprendre. Je le fais à titre personnel», poursuit celle qui pendant sa grossesse, a même suivi une formation en marketing relationnel et s’est lancée dans la vente de produits santé, à temps partiel.

Julie Ferland sous les traits de Sara Ryder. La transformation est impressionnante.

©Photo gracieuseté