Prédateurs de tubulures


Publié le 28 mars 2017

Les animaux sauvages s’attaquent aux conduites de plastique pour diverses raisons selon les acériculteurs.

©Photo TC Media – Mizae Bilodeau

ACÉRICULTURE. Les créatures sont nombreuses à s’attaquer aux tubulures, mais la raison qui les porte adopter ce comportement reste inconnue. 

Il y a quelques années, une hypothèse courait dans le milieu acéricole. Une solution d’hypochlorite de sodium était utilisée pour nettoyer les tubulures. Une fois séché, il restait un dépôt de sodium qui attirait les animaux.

Pour en savoir davantage sur le sujet: voir l'article: Hausse des bris par les animaux sauvages dans les érablières en 2017

Aujourd’hui, les tubulures sont lavées dans une solution d’alcool isopropylique. « Certains disent que ça l’a diminué les bris, d’autres n’ont pas vu d’effet », prévient Francis Lessard. « L’eau sucrée pourrait aussi attirer les animaux, mais encore là ce n’est qu’une hypothèse. »

Denis Lacasse avance l’idée que les mouches pourraient susciter l’intérêt des pics-bois. « Elles se collent là où le chalumeau rencontre l’érable », explique Denis Lacasse.

« Pour ce qui est de l’ours, on ignore ce qui pousse l’animal à croquer les tubulures. Les pics-bois, on peut supposer que c’est parce qu’ils sont attirés par l’eau sucrée », ajoute Joël Boutin.

Denis Lacasse a aussi une autre théorie qui pourrait expliquer le comportement de certains animaux. Les jeunes spécimens se font les dents sur les tuyaux de plastiques mous. « Un peu comme des chiots qui mordillent tout ce qu’ils trouvent. Je ne crois pas que ce soit les plus vieux chevreuils ou écureuils qui mordent les tubulures », pense-t-il.

« Un orignal ne fera habituellement pas de dommages, mais s’il prend peur il n’y a pu rien qui peut l’arrêter et il va causer beaucoup de dommages », avoue Francis Lessard.

« Je pense que c’est plus la curiosité qui attire les animaux », avoue Joël Boutin. « On sait du côté des écureuils qu’il y a des cycles de haut de population. On voit davantage de bris dans les érablières dans ces périodes. »