L'urgence de l'Hôpital de Saint-Georges sera plus performante


Publié le 16 mars 2017

L'urgence de Saint-Georges est en constante amélioration.

©TC Média - Jean-François Fecteau

Le Centre intégré de santé et services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS-CA) revoit depuis l'été dernier l'organisation du travail et clinique à l'urgence de l'Hôpital de Saint-Georges afin de réduire les temps d'attente pour les patients. Cette démarche d'amélioration continue porte déjà ses fruits.

Motivé par cette initiative, un groupe formé de la direction des soins à l'urgence, d'infirmières, de préposés et de médecins ont notamment participé à deux sessions de travail de type «Kaizen» en novembre et en février dernier. S'appuyant d'une analyse des processus et de sondages, menés auprès du personnel et de la clientèle, ils ont identifié les solutions aux irritants à l'urgence.  

«Nous avons la ferme intention de réaliser 100 % de nos deux plans d'actions qui concernent l'arrivée du client à l'hôpital jusqu'au triage, puis du triage jusqu'à l'orientation de ce dernier vers une civière, l'hospitalisation ou le retour à la maison. Nous sommes convaincus d'avoir de bons changements parce que les solutions viennent du terrain. De plus, nous sommes appuyés par la direction», assure Nancy Catellier, directrice adjointe des soins infirmiers pour le volet réorganisation des services à l'urgence au CISSS-CA.

Parmi les nouvelles orientations

L'analyse a démontré que le processus d'admission et du triage engendrait beaucoup de pas et de frustrations auprès des patients. L'environnement physique de l'urgence a donc été modifié insiste Mme Catellier. «Le premier plan, qui concernait l'arrivée du client jusqu'au triage, a été complété à 60 %. Nous avons aussi développé des outils, acheté des équipements dont certains pour améliorer la communication entre les préposés», précise-t-elle.

D'autres améliorations visent aussi le fonctionnement même de l'urgence. «Nous nous sommes aussi aperçus qu'il y avait beaucoup de tâches qui n'étaient pas faites par le bon intervenant pour diriger le patient (suivi pharmacologique, répondre au téléphone, autres tâches cléricales, etc.,)», constate cette dernière.

L'implantation de prescriptions standardisées pour les urgentologues et l'embauche de personnel administratif allégeront le travail de l'équipe de soins aux urgences. Cela aura pour effet de dégager du temps aux infirmières au triage qui, elles pourront assister le travail des médecins. «Les infirmières et les médecins seront plus dédiés aux patients», partage Annie Prévost, infirmière chargé de projet à la consommation des services d'urgence.

Afin de réduire la durée moyenne des séjours en ambulatoire, l'infirmière pourra demander dès le triage, dans certains cas, des examens (radiographie, prélèvement sanguin ou d'urine). L'Hôpital veille toutefois à mieux coordonner les efforts de l'urgence avec ceux des plateaux techniques soit la pharmacie, le laboratoire et la radiologie. Ainsi, les médecins pourront évaluer la condition des patients plus rapidement.

Notons que les heures d'ouverture des plateaux techniques ont été revues pour les cliniques de santé et les GMF, qui jouent aussi un rôle de première ligne pour désengorger l'urgence.

«Il n'y a pas de raison qu'il n'y ait pas de résultats. Déjà, les patients et le personnel voient les effets bénéfiques de ce projet. Nous ne sommes pas en train de dire aux cas non-urgents de se présenter à l'urgence de Saint-Georges parce que ça va aller plus vite… Nous nous s'assurons de la qualité et la fluidité du patient dans le parcours. Nous faisons tout pour faciliter la prise en charge médicale», conclut Mme Prévost.

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Dre Marie-Anne Gagnon, Nancy Catellier, directrice adjointe des soins infirmiers pour le volet réorganisation des services à l'urgence, et Annie Prévost, infirmière pour le volet consommation des services d'urgence.

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