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Tout ce que votre assiette ne vous dit pas

Salon ARQ Contacts Chaudière-Appalaches


Publié le 13 septembre 2017

Les gens du milieu le savent, le monde de la restauration évolue très rapidement. Afin de se mettre à la page, plus de 150 restaurateurs, chefs, hôteliers et gestionnaires de services alimentaires de Chaudière-Appalaches ont participé à la huitième édition du Salon ARQ Contacts Chaudière-Appalaches. L'événement a eu lieu le mardi 12 septembre dernier au Centre Caztel de Sainte-Marie.

« Avant, le Salon était sur trois jours, mais c'était difficile pour les restaurateurs de laisser leur travail aussi longtemps. On veut que l'ARQ (Association des restaurateurs du Québec) se régionalise de plus en plus », a expliqué Claude Gauthier, président du conseil d'administration de l'ARQ.

On est des marchands de bonheur.

Claude Gauthier

Selon M. Gauthier, qui possède d'ailleurs le restaurant Le Castel 1954 de Trois-Rivières, les plus grands enjeux actuels du milieu sont la rétention de la main d'œuvre, les négociations entourant la modification de la loi sur les normes du travail afin de permettre le partage des pourboires, et l'instauration d'un permis d'alcool unique à compter du 1er octobre.

« Il y a 10 ans, il y avait beaucoup de personnel. Aujourd'hui, il faut se montrer imaginatif, être attrayant. On ne peut plus mener les gens à la baguette », a-t-il commenté.

Également, il sait pertinemment que les cuisiniers considèrent injuste que les serveuses gagnent souvent deux fois plus d'argent qu'eux grâce aux pourboires, alors que les clients ne sont pas uniquement satisfaits du service reçu, mais aussi de ce qu'ils avaient dans leurs assiettes.

Quant au permis d'alcool unique, par le passé, les restaurateurs devaient demander un permis par salle de leur établissement. À compter du 1er octobre, ce sera un permis par restaurant. « Pour moi, ça veut dire 1200 $ d'économies par année. […] On met beaucoup d'efforts pour faire reconnaître le milieu au gouvernement du Québec », de préciser le président, conscient que les marges de profits diminuent constamment.

Un grand rassemblement

Le Salon, c'était aussi 51 exposants dont une quinzaine de producteurs locaux, ainsi qu'une conférence de l'influenceur Robert Dion à propos des nouvelles tendances de l'industrie.

L'un des exposants était Daniel Dubé de la Ferme Pré Rieur de Saint-Jean-Port-Joli. Ce dernier est venu montrer aux visiteurs la polyvalence d'utilisation des pois jaunes entiers et de l'huile de tournesol. À son avis, l'événement est important pour bien faire connaître les produits de la région. « Les gens ignorent souvent qu'ils peuvent trouver près de chez eux des aliments d'une très grande qualité, qui se distinguent et d'un très bon rapport qualité-prix. »

Quant à lui, Kevin Giroux, propriétaire de la Boucherie Giroux de Saint-Joseph-de-Beauce, est venu montrer sa recette de saucisses maison. « Je suis présent dans les supermarchés, mais j'ai peu de clients restaurateurs. J'essaie de développer ça. La formule est intéressante et c'est à côté. Pas besoin d'aller à Montréal! […] Si je réussis à gagner un client fidèle aujourd'hui, je vais être content », a-t-il prononcé.

« Chacun est venu chercher quelque chose, car tous les exposants ont des nouveautés! », a conclu Claude Gauthier.

L'an prochain, le Salon ARQ Contacts Chaudière-Appalaches se déroulera à Sept-Îles. En attendant, le rendez-vous annuel des membres de l'association se tiendra le mardi 14 novembre à Trois-Rivières.

La restauration, c'est:

  • Des ventes de 12 G$ par année au Québec;
  • Un chiffre d'affaires annuel de 480 M$ en Chaudière-Appalaches;
  • 899 restaurants dans la région;
  • 210 000 emplois au Québec;
  • 12 000 emplois en Chaudière-Appalaches.