Sections

Sainte-Marie: mieux préparée à l’Agrile du frêne


Publié le 17 juillet 2017

L'Agrile du frêne n'est pas encore arrivée en Beauce.

©Libre de droits

ARBRE. La grande biodiversité des arbres de Sainte-Marie fait en sorte qu’elle est moins menacée à l’égard de ce parasite.

Seuls 13% des arbres répertoriés sur le territoire de la ville sont des frênes. Il s’agit de la troisième essence la plus rependue sur les terres publiques après l’érable et le chêne. «Si l’agrile du frêne parvient jusqu’à Sainte-Marie, nous ne serons pas aussi vulnérables qu’à Montréal où l’agrile du frêne a eu un résultat dramatique», explique Claudia Labrie de la Société pour l’arbre mariveraine (SAMAR).

Tous les trois ans, l’Agence canadienne d’inspection des aliments pose des pièges à l’Agrile afin de surveiller sa propagation dans l’Est du Québec. Cette année c’est au tour de la Beauce de les recevoir après le Saguenay-Lac-Saint-Jean. «Ils en ont posé huit, tandis qu’il y a trois ans il y en avait seulement trois. Dès que l’Agrile est détectée, ça signifie qu’elle s’y trouve depuis environ un an», dit Claudia Labrie. SAMAR a l’intention dès l’été prochain confectionner ses propres pièges à Agrile afin de surveiller plus intimement sa propagation à Sainte-Marie.

Avec la maladie hollandaise de l’Orme, l’Agrile du frêne, la tordeuse des bourgeons d’épinette, le Québec ne manque pas de parasites. «C’est certain qu’on ne sait plus quoi planter», avoue Claudia Labrie. SAMAR recommande aux gens d’y aller pour des arbres tolérants aux maladies. Il y a par exemple l’Orme Accolade ou Triumph qui sont résistants à la maladie hollandaise. L’organisme recommande aussi les chênes, le chicot du Canada et le Ginko biloba pour embellir les parterres de maisons.

L'abattage est parfois l'unique solution pour prévenir la propagation. La commission du parc des Champs de bataille a déjà commencé à en abattre sur les Plaines d'Abraham.

©Deposit photos

Préparer le Parc industriel

SAMAR concentre ses activités sur le Parc Industriel de Sainte-Marie avant l’arrivée des classificateurs des Fleurons du Québec. Avec l’aide de leurs bénévoles, cinquante arbres et vingt bacs de fleurs embellissent aujourd’hui les rues industrielles. «C’est l’endroit où nous avons reçu le moins de points par les années passées», décrit Claudia Labrie.

Les classificateurs visiteront la ville le 22 août. D’ici là, SAMAR encourage les résidents à ajouter dans leur aménagement paysager un ou plusieurs des cinq éléments permettant d’obtenir tous les fleurons: pelouse, arbre, arbuste, vivaces et annuelles. La Ville de Sainte-Marie brigue encore une fois cette année la plus haute distinction des Fleurons du Québec.

Le printemps 2017 est aussi marqué par un plus grand nombre d’abatage des pommiers, causé par la brûlure bactérienne. Il est recommandé d’éviter le commerce du bois de chauffage du frêne entre les régions du Québec afin d’éviter de propager la population d’Agrile du frêne.