«Ce n’est pas la mort de la piste cyclable» - André Spénard

Aide financière refusée pour la Véloroute de la Beauce


Publié le 12 mai 2017

Luc Provençal et André Spénard n’entendent pas abandonner le projet et ne travailleront que plus fort pour sa réussite.

©TC Media - Andréanne Huot

Le député de Beauce-Nord, André Spénard, ainsi que des élus municipaux beaucerons sont outrés de cet autre refus d’aide financière du gouvernement au sujet de la Véloroute de la Beauce. Ils n’entendent cependant pas baisser les bras et continueront à se battre pour ce projet, car «les Beaucerons ne sont pas des lâcheux», tonne M. Spénard.

Réunis vendredi matin avec le député de Beauce-Nord, le préfet de la MRC Robert-Cliche et maire de Beauceville, Luc Provençal, le maire de Saint-Joseph, Michel Cliche, le préfet de la MRC Beauce-Sartigan, Pierre Bégin, et le représentant de la MRC Nouvelle-Beauce et maire de Vallée-Jonction, Réal Bisson, ont tous déploré ce nouveau rejet du gouvernement du Québec.

«Une simple lettre de refus, sans autre explication au sujet d’un projet qui aura des répercussions positives sur une communauté entière, je trouve ça un peu banal», souligne André Spénard, en pesant ses mots. Il a d’ailleurs demandé des explications plus approfondies à ce sujet cette semaine, mais le retour d’appel se fait attendre.

Quant au préfet, Luc Provençal, il qualifie la réponse du gouvernement d’un manque de respect, n’ayant même pas obtenu une copie de la lettre privant la Beauce d’argent pour la piste cyclable. «Depuis 10 ans, on a un refus pour ce projet chaque fois que l’on fait une demande d’aide financière. On peut se questionner sur l’intérêt du gouvernement à relier les trois MRC», ajoute-t-il. Il se dit même aigri de cette nouvelle rebuffade puisque lorsqu’il a présenté le dossier aux fonctionnaires du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) en avril 2016, ces derniers lui mentionnaient qu’ils ne considéraient pas ce projet comme une dépense, mais comme un investissement, compte tenu des orientations gouvernementales de mise en valeur du sport comme facteur de prévention en santé. De plus, la Véloroute permettrait à la Beauce d’attirer et de retenir une main-d’œuvre nécessaire aux entreprises beauceronnes tout en améliorant la qualité de vie de la population. Il s’agit d’un projet voulu par les Beaucerons et un plus pour les familles, ajoute M. Provençal, soulignant par le fait même que la campagne de financement populaire a déjà amassé 1,1 M$.

«Depuis 10 ans, on a un refus pour ce projet chaque fois que l’on fait une demande d’aide financière. On peut se questionner sur l’intérêt du gouvernement à relier les trois MRC».

Luc Provençal

Nouvel essai

Dès la fin du printemps ou le début du mois de juin, un nouveau programme de subvention fera son apparition, selon M. Spénard. Il s’agit du Programme de soutien aux infrastructures sportives et récréatives phase quatre. Même si le projet avait été refusé à la phase trois, M. Spénard et M. Provençal n’entendent pas baisser les bras et même que le dossier est en partie déjà monté.

Cette aide financière ne sera cependant pas aussi généreuse que le Fonds Chantiers Canada-Québec, volet Fonds des petites collectivités. Elle sera de 50 % des coûts plutôt que de 88 %. La quatrième phase de ce programme est assujettie à une enveloppe de 100 M$ versée à parts égales par le provincial et le fédéral. Les détails de celui-ci ne sont pas déjà sortis, mais dès qu’ils seront connus, il ne restera qu’à actualiser le dossier. «On ne se fera plus dire que c’est premier arrivé, premier servi. Si on peut déposer le dossier à minuit, à minuit une, il sera envoyé», mentionne M. Provençal avec véhémence.

La faute aux libéraux?

André Spénard ne digère pas ce refus et veut des réponses. Quels sont les programmes qui ont été choisis? Dans quelles régions se trouvent-ils? Sont-ils aussi mobilisateurs pour la communauté? Est-ce parce que Beauce-Nord est caquiste que les libéraux au pouvoir n’ont pas retenu la Véloroute?

«J’ai fait une demande d’accès à l’information pour connaître tous les projets qui ont été choisis. J’ai demandé des explications», mentionne-t-il. M. Spénard va même jusqu’à mentionner que si les Beaucerons ont eu l’autoroute 73, c’est grâce aux péquistes puisque c’est Sylvain Gaudreault, lors des 18 mois de changement de gouvernement, qui a donné «le go» pour la fin des travaux.