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Marijuana: Couillard suggère que les provinces accordent leurs violons


Publié le 11 avril 2017

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La distribution de la marijuana, une fois légalisée, devra être faite de manière «cohérente» et «de concert avec nos voisins», a plaidé le premier ministre Philippe Couillard en point de presse, mardi.

M. Couillard suggérait aux provinces d'accorder leurs violons, deux jours avant le dépôt très attendu du projet de loi fédéral sur la légalisation de la marijuana. 

Il s'est dit généralement en faveur de la mesure mais inquiet du fardeau qui sera transféré aux provinces.

Les enjeux de santé publique, de conduite avec facultés affaiblies, de prévention, et de l'impact sur les jeunes devront être analysés en profondeur, selon lui. 

Mais le Québec sera assurément «en lien très étroit» avec l'Ontario, a poursuivi le premier ministre, à l'instar des Maritimes qui discutent de cette question en bloc.

Par exemple, les Québécois ne pourront pas traverser le pont Macdonald-Cartier qui relie Gatineau et Ottawa pour aller s'acheter de la marijuana moins chère, a-t-il dit.

«On veut s'assurer que la mise en place se fasse de façon ordonnée, pas chaotique et surtout cohérente avec nos voisins», a déclaré M. Couillard.

La légalisation du cannabis est une promesse électorale des libéraux de Justin Trudeau. Selon ce qu'a rapporté CBC il y a quelques jours, le gouvernement fédéral espère que la substance sera légale d'ici juillet 2018.

On a laissé planer l'idée de fixer la date d'entrée en vigueur au 1er juillet, journée de la Fête du Canada.

Mardi, le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette, a quant à lui réitéré son agacement. «Le fédéral impose la légalisation de la marijuana. Est-ce que la légalisation de la marijuana ou la consommation accrue sur la base de la société va amener son lot de problématiques de santé publique, de sécurité et ainsi de suite? Ben oui. Quand on légalise quelque chose, on peut s'attendre à ce que la consommation augmente», a-t-il dit. 

Sa collègue, la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, a dit espérer voir dans le projet de loi un encadrement règlementaire rigoureux «pour protéger la population (...) et surtout la jeunesse». 

Pour la suite, le Québec a mis en place deux comités, technique et ministériel, qui étudieront la question dans les mois à venir.

Mme Charlebois n'a pas voulu dire si la vente de la marijuana se fera dans les succursales de la SAQ de la province.